Bien-être

Comment sortir des prisons spirituelles ?

Nous allons dans cet article aborder un sujet très délicat, qui est celui de l’enfermement spirituel. Bien souvent, un individu peut avoir l’impression de vivre une vérité, mais ne demeure pas épanoui pour autant. Certains d’entre nous se questionnent sur leur nature divine et tentent de trouver des réponses en choisissant d’adhérer à la confession qui les inspire le plus. D’autres, au contraire, se méfient de tout et n’adhèrent à rien. Qui a tort, qui a raison ?


Faites preuve de discernement

Il est essentiel de vous questionner, surtout si vous avez grandis au sein d’une confession que vous n’avez pas choisie et que vous avez été par exemple baptisés avant d’avoir eu l’âge de faire un choix librement par vous-même. Si vous avez des doutes, observez les fruits de l’arbre.

« Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? » La Bible, Matthieu 7 :16

Votre confession doit faire de vous une personne meilleure. Si elle vous pousse hors de votre zone de confort, vous encourageant à toujours faire le bien, à tailler le diamant de votre âme, c’est qu’elle est bonne pour vous. Le fruit est bon.

Si au contraire vous êtes entraînés dans un état végétatif, que personne ne se soucie de votre bien-être spirituel, que vous n’êtes pas poussés à donner le meilleur de vous-même, il est temps de vous poser des questions. Développer l’être spirituel qui sommeille en vous demande un travail quotidien : celui d’abandonner les préoccupations matérielles sans aucune valeur durable et de s’attacher aux valeurs éternelles que sont la Foi, la Charité et la Paix.

La religion doit être considérée comme un échafaudage qui vous permettra de vous améliorer afin de vous rapprocher du divin. Elle peut être bonne au départ pour vous, mais devenir peu à peu votre prison sans que vous en soyez réellement conscient. Tout dépend de votre attitude ! Si vous vous attachez plus au côté organisationnel, social ou matériel qu’elle peut vous apporter, plutôt que de vous soucier du travail spirituel qu’elle vous propose de faire sur vous-même, il va falloir faire preuve d’introspection et rectifier la trajectoire.


Symptômes d’enfermement

« Certaines croyances peuvent être qualifiées de « constructives », car elles nous aident à mieux nous adapter à notre monde, à nous faire sentir mieux et à améliorer notre santé physique et mentale. Certaines croyances sont « destructrices » car elles induisent un stress en nous, aggravent notre santé ou créent un antagonisme et des sentiments violents envers les autres. L’un des aspects les plus importants de la raison pour laquelle les croyances peuvent être constructives ou destructives dépend de leur exclusion des autres perspectives et de leur force. » (Pr Andrew Newberg, directeur de recherche Institut Marcus de santé intégrative)

Vous vous placez dans une cage spirituelle à partir du moment où ce que vous pratiquez ne vous rend plus heureux, ou que vos croyances vous poussent à commettre des actes que vous regrettez. Lorsque vous suivez un mouvement à contrecœur, pour faire plaisir à quelqu’un d’autre, ou que vous êtes rentrés peu à peu dans une routine, c’est la voie de garage assurée pour votre âme !

Le symptôme d’enfermement va se manifester lorsque vous ne pourrez plus vous satisfaire de votre condition, mais que vous continuez malgré tout. Tout votre être vous hurle de sortir prendre l’air, mais vous restez inlassablement vissés sur votre chaise. Sortez ! Aérez-vous l’esprit, et surtout remettez-vous à prier, car la seule prison spirituelle qui puisse vous contraindre à rester entre ses murs, c’est vous-même !

Faites-vous violence, réveillez le feu qui sommeille, puis posez les bonnes questions à vous-mêmes :

  • Que puis-je faire pour m’éveiller de nouveau l’esprit ?
  • Où chercher la Vérité si ce que je pratique ne convient plus au stade actuel de ma progression spirituelle ?
  • Y a-t-il une personne autour de moi qui rayonne et qui pourrait me transmettre de bonnes vibrations ?
  • Depuis quand ai-je prié pour la dernière fois ?
  • À quand remonte ma dernière méditation ?
  • Est-ce que je vis vraiment l’instant présent ?


Parabole de l’éléphant

Pour vous aider à mieux comprendre où trouver la Vérité de toutes choses, rien ne vaut la parabole de l’éléphant :

Un jour, un roi réunit des aveugles de naissance et leur dit : « Connaissez-vous les éléphants ? » Ils répondent : « Ô grand roi, nous ne les connaissons pas, nous ne savons pas de quoi il s'agit. » Le roi leur dit encore : « Désirez-vous connaître leur forme ? » Les aveugles répondent encore en chœur : « Nous désirons la connaître. » Aussitôt, le roi ordonne à ses serviteurs d'amener un éléphant et demande aux aveugles de toucher l'animal. Parmi ceux-ci, certains, en tâtant l'éléphant, touchent la trompe et le roi leur dit : « Ceci est l'éléphant. » Les autres saisissent soit une oreille, soit les défenses, soit la tête, soit le flanc, soit la cuisse, soit la queue. A tous, le roi dit : « Ceci est l'éléphant. » Puis le roi demande aux aveugles : « De quelle nature est l'éléphant ? » L'aveugle qui a touché la trompe dit : « L'éléphant est semblable à une grosse liane. » Celui qui a touché l'oreille dit : « L 'éléphant est semblable à une feuille de bananier. » Celui qui a touché une défense dit : « L'éléphant est semblable à un pilon. » Celui qui a touché la tête dit : « L'éléphant est semblable à un chaudron. » Celui qui a touché le flanc dit : « L'éléphant est semblable à un mur. » Celui qui a touché la cuisse dit : « L'éléphant est semblable à un arbre. » Celui qui a touché la queue dit : « L'éléphant est semblable à une corde. » Ils s'accusent tous mutuellement d'avoir tort et leur discussion s'envenime. Le roi ne peut s'empêcher de rire, puis il prononce cette parole : « Le corps de l'éléphant est unique, ce sont les perceptions divergentes de chacune de ses parties qui ont produit ces erreurs. » Il en va de même pour les tenants des différentes doctrines religieuses, conclut le soufi. Chacun parle de Dieu, du divin ou de l'Absolu selon la perception limitée qu'il en a. Et aucune religion ne peut prétendre posséder la totalité de la Vérité. Celle-ci s'est comme éclatée en morceaux en se manifestant dans le monde. L'Âme du monde, Frédéric Lenoir


Où trouver le Divin ?

Si vous avez le sentiment d’être dans une impasse spirituelle, le plus important est de retrouver le calme en votre cœur, de faire le vide. Car le divin s’adresse à nous dans le silence ; si le tumulte du monde devient trop envahissant, alors isolez-vous régulièrement.

Pour cela, plusieurs solutions s’offrent à vous :

Observez la nature

La nature est le meilleur moyen pour se reconnecter au Divin. Chaque parcelle de la Création est un vif témoignage de la magnifique diversité qui a été créée pour nous. La forêt, par exemple, est le lieu qu’il vous faut si vous êtes épuisé par le stress et l’anxiété.

Une récente étude, menée par le Dr Qing Li de la Nippon Medical School, met en valeur que les « bains de forêts » (« shinrin-yoku » en japonais) renforceraient le système immunitaire, préviendraient la mélancolie et combattraient l’hypertension. Rien de tel pour retrouver son équilibre mental et retrouver la sérénité pour trouver des réponses personnelles à son existence.

Offrez-vous donc un « tree hug » (câlin d’arbre), ce sera une très bonne thérapie anti-morosité ! Bouddha lui-même a trouvé l’illumination auprès d’un arbre !

Priez avec votre cœur

La prière a été utilisée depuis la nuit des temps pour permettre à l’homme de communiquer avec le Divin à partir de son enveloppe charnelle. Prier apporte de l’espoir et l’apaisement du cœur. Il unit l’homme et son Créateur. Il est important que vos prières soient déversées d’un cœur sincère, le cœur rempli d’espoir et de reconnaissance. Compter les bienfaits de chaque jour, même en périodes difficiles, vous permettra de voir le bon côté de la vie et d’émettre des vibrations positives qui sont synonymes de bonne santé, d’amour pour les autres et de communion avec le Divin.

« Dissimulée dans la connaissance de nos prédécesseurs, nous découvrons la sagesse qui donne du pouvoir à nos prières pour la guérison et la paix. Des écrits anciens des gnostiques et des esséniens, jusqu’aux traditions indigènes à travers les Amériques, on reconnaît que la souffrance, la bénédiction et la beauté sont les clefs pour survivre à nos plus grandes épreuves. La prière est le langage qui nous permet d’appliquer les leçons de nos expériences aux situations de notre vie. » Gregg Bradden, Secrets de l’art perdu de la prière

Méditer

La méditation est un principe d’éveil de l’esprit. Le principe est d’apaiser le mental afin de favoriser l’esprit et de s’élever vers une meilleure compréhension de nous-mêmes et du principe divin qui se cache en chacun de nous. Il existe une multitude de techniques de méditation. Vous pouvez commencer par la méditation enseignée par Bouddha il y a plus de 2 500 ans : « Observer sa respiration » (Vipassana), qui est la base de la plupart des méditations. Puis, vous pourrez pratiquer la méditation « Pleine conscience » et par la suite essayer la méditation « Reconnexion au Divin ». La méditation vous apportera un sentiment d’apaisement et de plénitude. Sa pratique régulière développera votre capacité à vous aimer et à aimer les autres, et sera le pilier de votre développement spirituel.


Conclusion

Ne cherchez pas la Vérité ailleurs qu’en vous-même. VOUS êtes la clé. Chaque être humain possède une part du divin en soi. L’erreur de l’homme occidental consiste à chercher le Divin au-dehors, alors qu’il suffirait de Le chercher en lui-même pour trouver la Vérité. Car la Vérité est un seul Grand Tout, qui se concentre en chacun de nous.

« Ceux qui refusent d'aspirer à la Vérité n'ont pas compris le sens de la vie. Il n'existe pas dans le monde plusieurs vérités différentes, car la Vérité est Une et identique dans tous les temps et dans tous les lieux. Si tu ne trouves pas la Vérité là où tu es, où crois-tu donc pouvoir la trouver ? Ne vous fiez pas à ce qui a été acquis du fait de l'avoir entendu de façon répétée, ni du fait de la tradition, ni du fait de la rumeur, ni du fait que ça se trouve dans une écriture. Tout ce qui a un commencement a une fin. Sois en paix avec cette vérité et tout ira bien. » (Bouddha, Siddhartha Gautama, La Vérité)
Michaël Gisserot    |   0 Commentaires

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